8 octobre 2026

En Ontario, la planification de la retraite commence presque toujours par des chiffres : l’objectif d’épargne, le calendrier des cotisations, la date de retrait des fonds. Ce qu’elle oublie presque toujours, c’est de se poser la question qui détermine en réalité le déroulement des choses : qui aura besoin de soins un jour, et qui les lui prodiguera ? Un rapport de Deloitte Canada publié en septembre 2026 estime que les lacunes en matière de santé et de soins aux personnes dépendantes ont amputé l’économie canadienne de plus de 100 milliards de dollars en 2025 seulement, dont 48,5 milliards de dollars en pertes de revenus du travail liées aux soins non rémunérés. Derrière ces chiffres se cachent de véritables ménages dont les plans de retraite se sont effondrés discrètement des années avant la date prévue.
Le rapport distingue deux types de dommages. Un déficit de prévention a entraîné une perte de productivité de 55,1 milliards de dollars due à la maladie, perte qu'une intervention plus précoce aurait pu atténuer. Un déficit de participation reflète la mise à l'écart des travailleurs par des maladies chroniques, des problèmes de santé mentale et les responsabilités d'aidants, principalement auprès de membres âgés de leur famille. Le Centre canadien d'excellence en soins aux aidants naturels apporte un éclairage essentiel : un Canadien sur quatre est actuellement un aidant naturel, au moins la moitié le deviendra un jour, et leur travail non rémunéré représente une valeur estimée à 97 milliards de dollars par année. Trente-six pour cent des répondants affirment que les soins prodigués leur ont déjà occasionné une perte de revenus.
Voici ce que la plupart des familles ignorent : la prise en charge d’un proche est perçue comme une urgence, alors qu’elle est quasiment inévitable. Une femme active d’une cinquantaine d’années qui réduit son temps de travail pour s’occuper d’un parent perd bien plus qu’un revenu. Elle perd la dernière décennie de croissance de son capital, souvent la plus précieuse de tout plan d’épargne. Les hypothèses formulées par les conseillers, les échéanciers de cotisation et les dates de retrait des fonds sont bouleversés. La modélisation de Deloitte suggère que combler ne serait-ce qu’un quart de cet écart entre santé et productivité pourrait permettre de récupérer plus de 25 milliards de dollars de production annuelle, ce qui révèle un point important : le problème est mesurable, et les problèmes mesurables peuvent être anticipés.
Anticiper, c'est considérer le rôle d'aidant futur comme n'importe quel autre risque financier. Les familles peuvent se poser dès maintenant quelques questions essentielles : qui prendrait soin d'un parent si celui-ci en avait besoin ? Cette personne réduirait-elle son temps de travail, et quel serait l'impact sur ses revenus ? Quels services de soutien communautaires, soins à domicile ou résidences pour personnes âgées existent localement avant qu'une situation de crise ne les oblige à prendre une décision ? Aucune de ces questions n'exige de certitudes quant à l'avenir, mais simplement de la lucidité.
Les données présentées ici s'appuient sur deux rapports nationaux et une enquête auprès des aidants. Le reste relève de l'interprétation des tendances observées par les intervenants dans leurs communautés. Ces recommandations doivent être considérées comme des points de départ à expérimenter, et non comme des lois.
La prise en charge d'un proche aidant touchera la plupart des familles ontariennes. La différence entre une crise et une transition apaisée tient rarement à la chance, mais plutôt à un plan élaboré lorsque tous les membres de la famille sont encore en assez bonne santé pour le faire.
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Cet article a été créé à partir de recherches issues des références citées ci-dessous, d'un correcteur humain et d'un flux de travail assisté par l'IA.
Références :
L'économie canadienne perd 100 milliards de dollars par année en raison des maladies et des soins aux personnes dépendantes : rapport
La mauvaise santé coûte 100 milliards de dollars au Canada et les clients peuvent en souffrir.
