17 juin 2026

Imaginez un voisin plus âgé agrippant une canne, le cœur battant à tout rompre sur le trottoir, sachant qu'un trottoir fissuré ou une bordure glacée pourrait l'envoyer aux urgences dont il ne sortira peut-être jamais complètement.
C'est dans ce moment de calme que se joue vraiment le voyage vers le vieillissement de l'Ontario. Pas dans les discours politiques, mais dans les escaliers qui semblent chaque année plus raides, dans les bus qui démarrent trop vite, dans les rues hivernales où un morceau de glace manqué peut entraîner une fracture de la hanche, une commotion cérébrale ou un traumatisme crânien. La mobilité est un système de soins de santé au ralenti, et à l'heure actuelle, la province conçoit encore une grande partie de la vie quotidienne comme si tout le monde avait trente ans et sprintait.
Les risques pour la santé sont bien connus. À mesure que les gens atteignent la fin des années soixante-dix ou quatre-vingts, bon nombre d’entre eux souffrent d’hypertension artérielle, d’arthrite, de diabète ou de démence précoce. Ils y parviennent, jusqu'à ce qu'une chute ou une crise de santé soudaine les oblige à s'installer dans un établissement de soins de longue durée dont ils n'ont souvent jamais souhaité. Les personnes âgées de tout l'Ontario ont clairement indiqué qu'elles souhaitaient vieillir chez elles ou au moins dans leur communauté d'origine, mais les fonds publics continuent de pencher lourdement vers les grands établissements plutôt que vers les résidences-services et les logements accompagnés.
Il existe une autre voie. À l'Université de Waterloo, la Chaire de recherche Schlegel sur la mobilité et le vieillissement se concentre sur l'équilibre, la mobilité et les traumatismes liés aux chutes, avec un objectif clair : aider les personnes âgées à se déplacer en toute sécurité et à rester indépendantes le plus longtemps possible. Cette même intention peut façonner les rues et les services. La conception universelle, lorsqu'elle est prise au sérieux, commence dès le perron et s'étend jusqu'à l'arrêt de bus, la clinique, l'épicerie et l'appartement de style jardin qui remplace une maison difficile à entretenir.
La stratégie de prévention des chutes la plus efficace peut être un réseau de trottoirs bien éclairés et uniformes reliant les bungalows accessibles, les petites maisons de quartier entièrement équipées pouvant accueillir jusqu'à six personnes et les résidences-services avec centres de bien-être sur place. Des passages à niveau sûrs, des bancs à intervalles raisonnables et un accès fiable aux transports en commun pour les personnes âgées ne sont pas des commodités. C'est grâce à eux que quelqu'un reste suffisamment stable pour éviter cette chute catastrophique qui l'envoie dans un lit qu'il n'a jamais choisi.
Il y a ici des informations plus approfondies. La prévention des chutes relève de la politique des transports, et pas seulement de la politique hospitalière. La mobilité est une question d’équité : les personnes âgées ayant des moyens limités ou un soutien familial dépendent principalement des voies publiques, des bus et des logements communautaires, c’est pourquoi les échecs de conception leur sont les plus durement touchés. Et chaque fois que la province choisit un autre lit institutionnel plutôt qu'un coordonnateur de services dans une communauté de retraités naturels, elle vote discrètement contre l'indépendance des personnes qui ont bâti cette province.
Le prochain chapitre de l'Ontario sur le vieillissement peut s'écrire bloc par bloc : des trottoirs plus sûrs à Windsor, des appartements-jardins près des sentiers à Thunder Bay, de petites maisons communautaires avec un soutien 24 heures sur 24 à Scarborough et des autobus dans lesquels une personne avec une marchette peut monter sans crainte. La mobilité des personnes âgées en Ontario, la conception universelle pour le vieillissement, les stratégies de prévention des chutes pour les personnes âgées et un accès renforcé aux transports pour les personnes âgées vont tous dans la même direction. Si les dirigeants choisissent des rues et des services qui honorent l'ensemble du parcours du vieillissement, ils choisissent une province qui permet aux gens de se tenir debout, de marcher et de rouler dignement jusqu'au bout.
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Cet article a été créé à partir de la recherche à partir des références citées ci-dessous, d'un éditeur humain et d'un workflow.
Références :
UNIVERSITÉ DE WATERLOO Nouvelle chaire de recherche Schlegel sur la mobilité et le vieillissement
Le programme de subventions recherche des idées créatives pour améliorer Cambridge
