31 août 2026

L’avenir des milieux de travail favorables aux aidants familiaux en Ontario ne se trouvera pas dans un manuel de ressources humaines. Il se jouera autour de la table du conseil d’administration, dans ces moments de calme où les administrateurs décident quelles vies sont considérées comme faisant partie intégrante des activités de l’entreprise et quelles difficultés doivent rester invisibles.
Les services de soins font déjà partie intégrante de l'économie ontarienne. Des millions de Canadiens soutiennent des membres de leur famille, des amis ou des voisins tout en occupant un emploi rémunéré, et une part importante d'entre eux affirment que leur productivité en pâtit. Les employeurs qui ignorent cette réalité en subissent déjà les conséquences : épuisement professionnel, stagnation de carrière et roulement de personnel évitable, surtout dans les secteurs qui peinent à pourvoir des postes qualifiés.
Les équipes des ressources humaines peuvent concevoir des formulaires et des programmes, mais seuls les conseils d'administration peuvent exiger que les politiques relatives aux aidants familiaux soient intégrées aux plans d'investissement et aux rapports de risques. Alors que les femmes assument encore une grande partie des soins non rémunérés et que plus d'une sur cinq déclare ne disposer d'aucune possibilité de travail flexible, les directives de retour au bureau ne sont pas neutres. Elles décident discrètement qui peut rester et qui sera contraint de partir.
Cet argument repose sur des constats déjà visibles sur les lieux de travail. Les éléments de preuve comprennent :
• De nombreux Canadiens combinent soins non rémunérés et emploi rémunéré, ce qui crée une tension constante entre les responsabilités professionnelles et familiales.
• Plus d'un tiers des aidants familiaux qui travaillent déclarent que leur productivité est affectée.
• Les employés de tout le Canada manifestent une nette préférence pour le travail hybride ou à distance, tandis que de nombreux employeurs insistent sur une présence accrue au bureau.
• Les femmes sont à la fois plus susceptibles de prodiguer des soins et moins susceptibles de bénéficier d'une réelle flexibilité, ce qui met en péril leur carrière et leurs revenus.
Pour les employeurs ontariens, il ne s'agit pas d'une question anodine. C'est une question de gouvernance. Les conseils d'administration qui prétendent se soucier des talents, des risques et du rendement doivent obtenir des réponses concrètes concernant l'absentéisme, la fidélisation, les tendances en matière de promotion et la mise en œuvre effective des politiques actuelles en matière de soutien aux aidants naturels, au-delà d'une simple mention dans le règlement intérieur.
Il existe une solution concrète. Les administrateurs peuvent commencer par suivre une liste de vérification simple : premièrement, demander à la direction des données sur le nombre d’employés qui bénéficient de congés, d’aménagements ou de modifications d’horaires pour s’occuper d’un proche. Deuxièmement, vérifier que la flexibilité est prévisible et formalisée par écrit, et non laissée à la discrétion de chaque responsable. Troisièmement, exiger une formation pour que les superviseurs comprennent le biais de proximité et évaluent les personnes sur leurs résultats, et non sur le temps passé au bureau. Quatrièmement, insister sur des rapports ventilés par sexe afin que les conseils d’administration puissent voir qui supporte le coût des soins.
Les organisations qui retiendront les travailleurs expérimentés en Ontario sont celles dont les conseils d'administration font de la conciliation travail-famille un principe fondamental. Il ne s'agit pas de charité, ni de stratégie d'image, mais simplement du travail ardu et nécessaire que représente la construction d'une province où les gens peuvent prendre soin de leurs proches sans avoir à quitter l'emploi qu'ils ont mérité.
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Cet article a été créé à partir de recherches issues des références citées ci-dessous, d'un correcteur humain et d'un flux de travail assisté par l'IA.
Références :
Pourquoi les employeurs doivent soutenir les aidants naturels au Canada
