16 octobre 2026

Chaque année, un demi-million d'Ontariens âgés franchissent les portes des centres de vie active pour aînés, et pourtant, la plupart d'entre nous n'en entendons jamais parler. Ce chiffre nous a longtemps interpellés lorsque nous l'avons découvert, et honnêtement, il nous a glacés le sang. C'est l'une des plus grandes réussites discrètes de notre province, et pourtant, elle est encore trop souvent négligée.
L’Association des centres pour personnes âgées de l’Ontario, qui représente ces centres depuis plus de 50 ans, en compte maintenant plus de 275 dans ses rangs et a organisé plus de 100 salons sur la vie active des aînés en 2025-2026.
Pourquoi est-ce si important ? Parce que le maintien à domicile n'est pas un engagement que l'on se fait à soi-même, point final. Selon le sondage 2025 de l'Institut national du vieillissement (INV), 81 % des Canadiens de 50 ans et plus souhaitent rester chez eux le plus longtemps possible, et seulement 3 % préfèrent les soins de longue durée. Pourtant, 43 % des aînés canadiens risquent l'isolement social et 57 % se disent seuls. Un centre offrant des cours de conditionnement physique, un repas partagé et une liste de bénévoles n'est pas un lieu de loisirs. À notre avis, il s'agit plutôt d'une infrastructure de santé préventive, certes, mais confortable.
Ce que la plupart des défenseurs de ce réseau ignorent, c'est que trois points essentiels sont négligés. Premièrement, le financement, bien que réel, est insuffisant : les fournisseurs de services de soutien communautaire reçoivent moins de 2 % du budget total de la santé en Ontario. La même modélisation du recueil de données montre que la prescription sociale génère un retour sur investissement de 4,43 $ pour chaque dollar investi, avec des économies potentielles d'environ 268 millions de dollars par année sur les soins aigus pour les personnes âgées seulement. Deuxièmement, le manque de bénévoles n'est pas dû à un manque de volonté, et c'est particulièrement préoccupant. Parmi les personnes âgées sollicitées pour faire du bénévolat, 48 % acceptent, bien au-dessus de la moyenne nationale de 36 %, alors que seulement 32 % d'entre elles ont été sollicitées au cours de la dernière année. Troisièmement, les listes d'attente sont éloquentes : plus de 22 000 demandes de transport communautaire et près de 9 000 personnes attendent des services de soutien à la vie autonome en 2024-2025. La demande est bien réelle et imminente.
Alors, que faire ensuite ? Posez trois questions à votre centre local : quelle est la liste d’attente ? Quel serait le coût d’une journée supplémentaire de bénévolat ? Et qui, dans votre groupe communautaire, n’est pas sollicité pour faire du bénévolat ? Transmettez ensuite ces réponses à votre député provincial et à nous. C’est ainsi que se construit une province qui œuvre pour tous : un centre, une question, une association communautaire à la fois.
Les chiffres ci-dessus proviennent du recueil 2026 de l'Institut national du vieillissement sur le secteur des services communautaires pour aînés au Canada. Notre interprétation de ces données relève de l'interprétation et non de données scientifiques établies. Considérez nos recommandations comme des points de départ à tester dans votre propre communauté, et non comme des règles universelles. Le chiffre d'un demi-million est bien réel, les listes d'attente sont bien réelles, et les services sont disponibles. Il ne reste plus qu'à se présenter, et c'est à la portée de tous.
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Cet article a été créé à partir de recherches issues des références citées ci-dessous, d'un correcteur humain et d'un flux de travail assisté par l'IA.
Références :
Il est temps de libérer le potentiel du secteur des services communautaires aux aînés du Canada afin de mieux favoriser le vieillissement en santé et dans un environnement approprié.
